Faire un storyboard en BD – Storytelling (suite)

storyboard
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Après avoir imaginé, écris et découpé notre histoire, nous allons dessiner notre Storyboard. Je dis « dessiner » car le storyboard est un brouillon graphique, Personnellement je le fais à la main, comme beaucoup de professionnels.

Le terme de storyboard est utilisé surtout pour l’écran (films ou publicités) mais il est aussi utilisé pour la bande dessinée. Il permet de se faire une représentation graphique du résultat final. Une sorte de brouillon pour savoir qu’elle direction nous allons prendre quand à la réalisation finale de notre film ou de notre bande dessinée.

Le storyboard est un brouillon dessiné, pour tester son idée avant de réaliser sa BD.

Avoir un brouillon permet de ne pas trop impliquer d’énergie dans la réalisation du projet. Pourquoi ? Tout simplement parceque le brouillon permet de pouvoir revenir en arrière facilement. Imaginez-vous travailler sur une BD durant plusieurs heures, dessiner tous les détails pour vous apercevoir à la fin de votre page que sa lecture n’est pas compréhensible, que vous avez fait une erreur de mise en page ou de structure, que vous êtes obligé de tout recommencer. L’effort que vous avez fourni vous empêchera de tout refaire facilement autant de fois que nécessaire. On appelle cet effort en ergonomie le « coût » : plus le coût est élevé, plus il est difficile de revenir en arrière pour corriger ou carrément essayer une direction opposée.
Tout comme vous dissertation quand vous étiez à l’école, en bande dessinée vous faites un brouillon après avoir établit votre plan, . Objectif : pouvoir rayer, corriger, changer ce que vous voulez, autant de fois que vous le désirez.

Comment réaliser mon storyboard ?

Dessiner aux feutres de couleurs

Si votre storyboard est totalement brouillon, vous le recommencerez facilement plusieurs fois sans problème jusqu’à trouver le rythme juste qui permet à tous vos lecteurs de comprendre votre histoire.
Personnellement j’utilise mes storyboard avec des univers « fantômes », c’est à dire des formes flous qui me permettent de travailler mes emplacement en gardant l’épaisseur de mes personnages (contrairement à la technique des bonhommes bâtons), je dessine sans détails et sans préoccupations esthétiques. J’utilise les codes couleurs pour les personnages et parfois les décors : un feutre par personnage.

N’hésitez pas utiliser une couleurs supplémentaire pour rajouter des annotations qui facilitent la lecture comme une couleur sur un vase à ajouter sur plusieurs cases pour se repérer spatialement.

Mon storyboard me permet de choisir la taille et l’emplacement de mes cases, la place de mes personnages, l’emplacement des décors.

Les cases de BD :

Pour un film, le storyboard aura des cases de même tailles car l’écran ne change jamais de forme. Pour la bd, vous pouvez utiliser la même technique : on appelle une page de BD composée de cases identiques un « gaufrier ». Mais on peut aussi jouer avec les cases pour donner du rythme.

Quelques exemples d’effets selon la taille de la case
Une case large représentera :

  • présentation de l’endroit, du lieu,
  • c’est la case la plus importante de la page celle qui retient l’attention le temps est plus long, plus lent,
  • un moment de silence entre deux personnage,
  • un moment de méditation, de pause ou de réflexion,
  • une seconde à l’arrêt pour un moment de drame

Deux petites cases l ‘une à coté de l’autre :

  • une action en deux temps rapprochés (ici le chien qui s’éveille et la recherche de la laisse),
  • 2 actions en même temps, (Ex: une case on voit un regard de personnage, l’autre case ses mains qui lâchent une tasse).

Une case pour toute la page : installation du décors, découverte du lieu, de l’ambiance.

Ne pas oublier l’emplacement de bulles qui prends souvent énormément de place dans une case. Il faut savoir jouer avec.

Ne pas oublier les bulles de BD

Les personnages

Pour faciliter la lecture, il est déconseiller d’avoir les personnages qui sautent de gauche à droite d’une case à l’autre. Pour une conversation entre deux personnages, sur toutes les cases le personnage 1 sera toujours à gauche du personnage 2 par exemple. Variez les plans tout en gardant cette règle en tête, ce n’est pas toujours évident mais c’est essentiel.

Donnez à vos personnages un élément visuel fort qui permettra de les différencier facilement.

Les décors

Situer les décors sur un storyboard permet de situer le lecteur face aux personnages. Comme il s’agit d’un brouillon, l’idée n’est pas de tout dessiner mais de trouver les repères graphiques qui vous permettrons de situer vos personnages :

  • les lignes du sol et des murs
  • un gros objet imposant comme une armoire, un arbre…
  • utiliser une couleur peut aider si vous avez différents endroits qui se croisent sur une même page.
  • Écrivez les details et annotations si votre dessin ne vous semble pas assez clair (ex : écrire « armoire » dans un rectangle à l’emplacement de l’armoire en question).

Finaliser votre storyboard

Une fois terminé, vous pouvez faire un « crayonné » de votre storyboard : c’est à dire dessiner vos planches de bd au crayon à papier de manière beaucoup plus détaillée. Faites-la lire à votre entourage et demandez aux lecteurs de vous raconter l’histoire.  C’est la meilleur façon de savoir si votre structure est compréhensible pour les autres. Demandez leur si l’histoire leur paraît fluide, s’il n’y a pas de ruptures.

N’hésitez pas à vous inspirer de vos auteurs préférés car tous ont leur manière de faire. Regardez les séries TV qui sont de véritables puits de recherches en matière de plans, points de vue, agencement entre les chapitres (Game of trone, 24h chrono, Breaking bad…).

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